Le sommeil de bébé

Le sommeil du bébé nous préoccupe peu avant de devenir parent même si on en entend parler (beaucoup) car on est pas dans le sujet… et puis un beau jour, BOUM ! On découvre… l’envers du décor !
Il n’existe pas d’exemples magiques en terme de sommeil, car c’est vraiment propre à chaque bébé et chaque parent. La chance nous a sourit, car notre bébé a dormir +12h dès ses 11 semaines, mais cela ne m’a pas empêché de m’intéresser de près à ce sujet. D’autant que… j’ai vite appris que rien n’est jamais trop acquis en terme de sommeil, surtout jusqu’au 3 ans, voir 6 de bébé. J’ai aussi soutenu pas mal d’amies sur le sujet… ce qui me donne quelques exemples de choses qui fonctionnent bien.

L’idée est de partager notre expérience, les « bas » que nous avons vécu et comment on y a remédié pour peut-être donner quelques pistes à certain.e.s d’entre vous qui traverseraient une tempête nocturne.

Notre sommeil de « pas-encore-parent »

Le sommeil a toujours été très important pour moi, j’adoOore dormir ! Depuis enfant… et je ne suis pas du tout du matin. Mais toujours plus efficace dans l’urgence du soir. Je me posais peu de questions enceinte sur ce que deviendrait mon sommeil, une fois bébé avec nous… de peur d’y découvrir trop de déconvenues sans doute.
Et puis j’ai tellement d’occupations, que je me disais « naïvement » et vous allez beaucoup rire « si bébé ne dort pas, c’est pas grave, je travaillerais sur mon blog, ou je trouverais de quoi faire » ahahaha mais c’était loin de me sentir dans le concret et qu’un bébé qui ne dort est un bébé qui sollicite le parent debout à 150% !
Chapitre naïve n°2 : un joli lit avec un bon matelas suffit pour que bébé y dorme bien, non ?

Nous avons traversé pas mal de phases, notamment sur le sommeil diurne, et je rédige ce sujet comme une note à moi-même avec le style d’astuces, infos et conseils que j’aurais aimé lire à l’époque où j’ai beaucoup cherché de réponses, notamment sur le sommeil de jour.

En vrai, tant que l’on a pas touché du doigt ce que devient notre sommeil avec bébé, on en a aucune idée. Et puis rien ne sert de se faire des histoires avant, puisque c’est vraiment le kinder surprise – bébé arrive avec son lot de surprises le fameux jour J !

Attention alerte PAVET, mais j’ai essayé de faire des paragraphes pour que vous puissiez lire ce qui vous intéresse en priorité… Bonne lecture !

Le sommeil de notre nouveau-né

D’ailleurs nous sommes plutôt à envier car notre bébé allaité a dormi des nuits de 8 puis 10h à partir de 8 semaines et rapidement 12h à 11 semaines – soit exactement la veille de Noël. Pensez-y… Noël fait des merveilles !

Mon élément déclencheur : un RDV en PMI à la 3ème semaine de vie de bébé (environ). Un simple RDV de pesée (bébé née petit poids, devait être suivie de manière hebdo) où j’échange rapidement avec la personne qui me reçoit et on parle « sommeil »… je lui explique que le soir je dois beaucoup bercer avant de pouvoir la déposer dans son lit… La journée c’est ok, elle dort en écharpe avec moi ou en porte-bébé avec papa.
Cette personne me répond : « oui alors essayez de poser votre bébé et elle s’endormira seule dans son lit… »
Moi : « ahaha mais c’est impossible » ! Pour moi, il était alors plus qu’évident qu’il fallait bercer pour qu’un bébé s’endorme et qu’on le puisse le poser dans son lit facilement. Maman primipare et hypra novice !
Elle : « non, votre bébé apprendra petit à petit… essayez ! »
Moi : « ok… » dubitatif.
Le soir venu, je ne me sens pas prête pour me lancer sur le sujet mais j’y réfléchis en tâche de fond… #MamaGeek

Petit aparté : la semaine passée, alors que bébé s’endormait dans les bras bercée, ou avec une chanson… il était devenu très difficile de la poser dans son lit sans qu’elle ne se réveille et rebelotte.
Nous avions eu une semaine en maternité très éprouvante, en plus d’une mise au monde un peu « en urgence » et j’ai senti le besoin de verbaliser et de communiquer avec bébé sur ces moments passés, que tout était désormais derrière nous, et que nous étions à présent nous 3, encore plus fort et tout à elle avec tout notre amour ! J’ai du discuter 30 à 45 minutes (oui, je suis très bavarde !) et en 2 secondes, je la posais dans le lit, et elle continuait de dormir profondément. J’ai ressenti comme quelque chose se débloquer en elle. Magique… Elle s’est vraiment apaisée grâce à cette discussion. Et les soirs suivants, tout aussi simple de bercer et poser dans son lit en l’endormant moi.

Revenons au sujet de l’endormissement seul de bébé. Tous les bébés ont leurs propres capacités, et quand certains peuvent s’endormir seuls paisiblement dès la maternité (il paraît), d’autres auront besoin de 25 mois !
Ce que je vais décrire ici peut donc se tester à n’importe quel âge de votre bébé et en fonction de ce que vous ressentez de votre couple « parent / enfant ».
Vers 7-8 semaines donc, je me suis dis que j’allais essayer et j’ai fonctionné au feeling. Je me suis alors mise en quête de ce graal – l’endormissement seule dans son lit, pour une longue nuit.
Et puis, tout a fait tilt au même moment, toutes mes copines qui parlaient du fameux « rituel du coucher »… on y était ! Il fallait le mettre en place, ce qui aide en plus le nouveau-né à faire la différence entre le jour et la nuit et donc à installer, ce que l’on appelle son cycle circadien.
Pourquoi ?
Des recherches que j’ai faites, j’ai retenu qu’un bébé qui s’endort seul, saura se rendormir pour tout réveil nocturne (micro-réveil entre deux trains, réveil causé par un bruit, …). Waouh magique et tellement cohérent.

Le rythme jour/nuit

Les 4 premiers mois de bébé (appelé le « 4ème trimestre » ou encore le « mois d’or »), le sommeil du nouveau-né se révèle être très agité du fait de ses cycles très courts et très marqués par des micro-réveils plus ou moins longs. Je me souviens encore du nombre de fois, de jour, où dès qu’elle ouvrait un oeil je bondissais sur elle « oh mon bébé ça va… » et puis hop 1minute plus tard elle replongeait dans son sommeil… quand je ne la révellais pas complètement, oops ! #MamaGaga

De ce que j’ai retenu de mes lectures, plusieurs raisons rendent compliqué le repos du nouveau-né, notamment nocturne :
– ses réserves énergétiques sont toutes petites, ce qui fait qu’un bébé allaité dormira par cycle de 2-3h maximum la nuit – le lait maternel étant plus digeste (vs 3-4h pour un bébé au lait infantile) et cela va de pair avec la taille de son estomac
– le duo mère-enfant ne se connait pas encore tout à fait et il faut apprendre à s’apprivoiser… bébé a besoin de savoir et de s’assurer que son parent sera toujours là s’il a besoin, c’est pourquoi il est essentiel de répondre à tous les appels de son bébé (ses pleurs expriment un vrai besoin !) et ceci au plus vite même si on se trompe On ne décode pas toujours bien au début les pleurs, et on doit s’y entrainer. Bébé pleure pour combler ses besoins physiologiques (nourri, couché, câliné, …).
– ce petit bébé est passé en une poignée de minutes d’un monde aquatique où il était 100% indépendant à un monde aérien où il ne reconnait rien et devient ultra dépendant de ses parents désormais. Il a besoin de demander pour obtenir ce dont il a besoin – le pleur est son meilleur moyen de communication
– bébé n’a pas encore de rythme et son cycle circadien n’est pas installé (sa capacité à différencier le jour de la nuit) et on doit l’y aider au plus tôt. C’est pour cela, que même petit bébé de quelques semaines, il est important de l’habiller et de créer une différence entre les activités de la journée et le calme de la nuit (le soir venu, on enclenche le rituel pendant lequel, on éteint les lumières fortes et on privilégie les veilleuses, on parle à voix basse, plus lentement, on ralentit nos gestes aussi, …)
Le cycle circadien s’installe vers 4 mois… et seulement après 4 mois les temps de sommeil se rallongent. Puis entre 4-6 mois, la diversification alimentaire vient aider à ce que bébé ait moins besoin de manger la nuit.

Instaurer au plus vite un bon rituel du coucher qui nous corresponde

OK mais je mets quoi dans ce fameux rituel ? En l’instaurant à 8 semaines, j’avais des questions comme « est-ce que je pourrais le modifier au fil du temps ? » Et la réponse est oui, le rituel du coucher pourra évoluer dans le temps, au rythme de l’éveil de bébé. Inutile donc, selon moi, d’instaurer l’histoire du soir à 2 mois… bébé s’en moque un peu mais ce peut être une chansonnette qui se tranformera plus tard avec un livre.

Le pleure = le moyen de communication de bébé vers son parent
Le rituel = le moyen de communication du parent vers son bébé

Si nous revenons au sujet de l’endormissement… nous arrivons ici à la mise en place du rituel du coucher, qui fait du sens pour indiquer à bébé que c’est maintenant la fin de journée, la fin des sorties et activités d’éveil, place au calme et au gros dodo. Bébé n’a pas la notion du temps, donc les rituels sont la meilleure façon pour eux de se repérer dans le temps. En plus de manquer de patience, je déteste la monotonie dictée par les rituels. Mais avec cette expérience, force est de constater que ça marche, et ça marche vraiment bien avec les bébés ! Je n’en revenais pas… mais vraiment certains soirs compliqués, je note que le rituel aide beaucoup. Sans, ce serait ingérable ! Certains parents ritualisent beaucoup de moments dans la journée, personnellement je n’aime pas ça… donc on s’en sert uniquement pour la sieste et le soir, les temps de sommeil donc. Le reste du temps, c’est freestyle 😉
Nous avons un bébé tonique depuis la naissance, très éveillée, qui se manifeste beaucoup… Quand vient le soir, elle sait au moment même où l’on démarre le rituel… que l’heure du dodo approche. C’est magique !

Le temps d’y réfléchir, d’avoir confiance en moi et de croire en la capacité de mon bébé de pouvoir effectivement s’endormir seule… Nous avons mis en place le rituel du coucher (nocturne) vers 7-8 semaines.
Quelques pistes pour vous dire ce qu’on fait :
– 1 phrase clef qui sera toujours la même pour démarrer le rituel
« Je vais te préparer pour aller au dodo »
– Je coupe les lumières fortes et je laisse une veilleuse vers sa table à langer et une près de son lit (nous étions en cododo à ce moment-là
– Je la prends dans les bras, un câlin et je la pose sur la table à langer en disant qu’on fait les soins et qu’on enfile le pyjama (pour les parents qui utilisent la langue des signes, ils peuvent être intégrés ici)
– Soins ou bain puis nouvelle couche et pyjama
– Dernière têtée ou biberon du soir et rôt
– Un câlin en débriefant des activités de la journée à voie basse
– Moment calme dans les bras et léger bercement jusqu’à sentir bébé lâcher-prise
– Je préviens toujours avant lorsque je m’apprête à la déposer dans son lit : « un dernier câlin et au dodo »
– Je la pose dans son lit, en maintenant une main sur son torse/ventre en lui disant qu’il est temps de faire un gros dodo et que je la retrouve demain matin, puis « bonne nuit »
– J’éteinds la veilleuse de la chambre, je reste près d’elle sur notre lit. Elle tournait la tête jusqu’à trouver son sommeil en 20-30 minutes la première fois, puis de plus en plus rapidement.. jusqu’à 5-10 minutes
– Si elle se manifeste ou commence à pleurer, je la reprends automatiquement, et je lui fais un nouveau câlin en lui disant que tout va bien, c’est l’heure du dodo, endors toi calmement, je suis à côté et je vais me coucher aussi bientôt, etc… jusqu’à ce qu’elle soit paisible une fois posée dans son lit. A refaire autant de fois que nécessaire. Et avec de moins en moins de mots. Juste les mots clefs : « c’est l’heure du dodo » et « bonne nuit »
– Au fur et à mesure des jours, le rituel sera plus rapide et facile et le coucher serein
Aussi, il est important de noter le meilleur moment / heure pour le coucher en regardant les signes de fatigue. Quand bébé montre un signe de fatigue (frotte ses oreilles, frotte les yeux, baille, …), j’ai noté qu’on pouvait compter entre 20-30 minutes pour un coucher optimal car un bébé trop fatigué ne pourra pas trouver son sommeil seul tranquillement… il aura besoin d’aide. Donc vaut mieux prévoir le coucher plus tôt que trop tard (car penser qu’il sera bien assez fatigué pour s’endormir vite est faux – testé et regretté ^^)

Cela va sans dire, qu’il faut mettre pas mal d’énergie sur cette période, où la fin de journée peut être dure à gérer, mais avec un brin de patience, je me suis rendue compte que les choses se mettaient assez bien et vite en place !

Le rituel est propre à chaque personne et doit plaire à celui qui l’utilise et à l’enfant. Le parent doit être 100% disponible et ne se forcer de rien. Donc papa a son un rituel, qui peut être différent de maman, de mamie ou encore de tonton en vacances. Control freak que je suis, j’ai démarré le rituel et l’endormissement depuis sa naissance et à 26 mois, c’est toujours moi qui met notre fille au lit, siestes et nuits ! Mais si je ne suis pas là, papa met au lit aussi facilement, voir même plus rapidement.

C’est vraiment lorsque notre bébé s’est endomrie seule le soir que les nuits se sont rallongées… Coïncidence ?

Une fois cette prouesse réalisée, vous pensez que vous en avez fini avec le sommeil nocturne ?
Queneni, car comme j’ai annoncé plus haut « rien n’est jamais vraiment tout à fait acquis » !

Et le sommeil diurne alors ?

Pas mal de fausses idées circulent sur le sommeil de jour (les siestes) comme notamment : si bébé ne dort pas (ou peu) la journée il sera plus fatigué et dormira mieux la nuit. FAUX ! Au contraire même. Mais je laise la place à des exceptions… car tous les bébés sont différents.
Généralement, de ce que j’ai retenu de conseils de professionnels autour de moi, un bébé trop fatigué ne pourra pas s’endormir seul, et s’il ne s’endort pas seul, il ne se rendormira pas seul non plus lors d’un micro-réveil et c’est le cercle vicieux. Aussi, le cerveau des bébés travaille durant le sommeil et si bébé dort mal la journée, il y a des chances que la nuit soit agitée car beaucoup d’informations à gérer. C’était nettement le cas de notre bébé et encore aujourd’hui à 2 ans passés !

Notre bébé qui dort si bien la nuit, et ceci depuis ses 2,5 mois… pensez-vous qu’elle dort bien la journée alors ?
Et bien non pas vraiment, alors je comprends vite qu’on ne peut pas tout avoir. Et la journée, c’est tout le contraire. Autant je la pose le soir pour qu’elle s’endorme seule pour 12h, autant la journée, c’est mission impossible. A en devenir folle !
Elle a donc fait la totalité de ses siestes sur moi en portage jusqu’à 6 mois… âge à partir duquel j’ai essayé en douceur de la faire dormir dans son lit… échec ! Puis dans son transat dans la même pièce que nous. OK à la rigueur mais jamais plus que 30-45 minutes rarement, quand c’était pas pour finir avec moi en écharpe. Mais clairement si je lui faisais manquer une sieste, le coucher du soir était compliqué et la nuit agitée. Donc j’ai mis beaucoup d’énergie sur les siestes pour optimiser le coucher du soir.

C’est alors que j’ai fait pas mal de recherches pour comprendre pourquoi ? Et j’ai lu la règle qui dit que lorsque bébé s’endort seul le soir, il le fera facilement et automatiquement lors des siestes de la journée. FAUX ici ! J’ai du attendre ses 15 mois pour qu’elle s’endorme seule dans son lit pour la sieste de l’après-midi. Alors que des bébés d’amies, du même âge, dormaient une sieste d’une bonne heure le matin + une autre de 1h30 l’après-midi sans aucune difficulté…

Côté rythme ici, nous avions une petite dormeuse de jour avec :
– Entre 3 et 6 mois : 3 siestes de 30 minutes (matin vers 11h puis 14h et enfin 18h30) pour un coucher vers 22h
– Entre 6-8 mois : une seule sieste l’après-midi de 1h max de mémoire et éventuellement le soir
– A partir de 9 mois : une seule sieste l’après-midi de 1h30 en moyenne voir pas de sieste du tout
– A partir de 12 mois : une seule sieste toujours qui s’est allongée à 2h en moyenne (pouvant aller jusqu’à 3h certains jours)
– Aujourd’hui à 26 mois : nous sommes sur +15 jours sans sieste, elle reste dans son lit 1h30 et discute avec ses doudous mais ne dort pas. Le soir venu, elle est KO… mais dort plutôt bien ses 12h la nuit (pour un réveil entre 8h-8h30 et un coucher à 21h). Une nouvelle phase ?

Premier réveil nocturne – WhaaaAat ?

Les journées sont intenses avec un bébé qui se repose peu… mais ne parait pas fatiguée pour autant et c’est bien là l’essentiel. A chacun son rythme et sa capacité.
Donc le sommeil nocturne est d’autant plus important pour moi, pour me reposer. Quand vient le rituel du coucher, je suis heureuse à l’idée de me poser ne serait-ce qu’une heure pour faire quelque chose pour moi !
Et les bonnes nuits aident ! Mais voilà qu’un jour… enfin une nuit plutôt… un pleur strident au milieu de la nuit ! Oooh que faire, j’ai pas de rituel pour la rendormir… je fais quoi, paniquée, je me dirige vers sa chambre et je la prends dans les bras… un long câlin pendant lequel je réfléchis car elle semble bien éveillée… Oops que se passe-t’il ?
Ouffff j’allaite encore – 7 mois de bébé – je décide alors de la mettre au sein dans l’espoir qu’elle se rendorme… et ça fonctionne, je la repose dans son lit.
Le lendemain idem, aïe ! Rebelotte toute une semaine ! Puis plus rien… Ah je commence à toucher du doigt ce qu’est « une phase » ! Et oui je répète « rien n’est trop acquis » :)))
On se renseigne un peu autour de nous… on nous parle des dents… mais en novices, on y voit rien.
Une semaine plus tard, en effet, les premières dents pointent ! Ouf il y a une explication…

Les dents et le sommeil

Il est clair que les poussées dentaires perturbent le sommeil, tout comme les maladies. Même si sur ce sujet aussi, les bébés ne sont pas égaux. De notre côté, le coucher était compliqué lors de poussées dentaires… elle était en principe très agitée et excitée (sans pleurs – ce qui est déroutant !) et un peu de Doliprane, après 15 tentatives sans, venait à bout de son inconfort au coucher et suffisait à l’apaiser en 10 minutes chrono pour qu’elle trouve le sommeil. Nous avons eu des réveils nocturnes pour cause de poussées dentaires mais peu… et dans de très rares cas j’ai du redonner du Doliprane (6-8h après la première dose).

Mais les dents sont un vrais sujet pour le sommeil ! Que de questions 🙂 et une seule hâte… la sortie de la dernière molaire !! A 26 mois, il lui manque encore 2 molaires qui sont longues à venir…

Arrivée du sommeil paradoxal

Vers 6 mois, l’ostéopathe qui suit notre bébé nous prévient que l’arrivée du sommeil paradoxal peut venir agiter les nuits et qu’il vaut mieux qu’elle soit à l’aise dans son lit pour bouger… Je me suis alors empressée de chercher des infos et j’ai compris que les cycles de sommeil deviennent alors vers 6-7 mois à peu près similaires à ceux des adultes : un cycle lent et l’arrivée du cycle paradoxal – embarquant rêves et « cauchemars ». Au milieu de chacun de ces 2 cycles, se promènent les trains du sommeil qui varient d’une personne à une autre entre 1h et 1h30. Notre bébé avait des trains de 1h30 pour avoir compté de temps en temps lorsque je notais un micro-réveil où elle bougeait / gazouillait (morale : toujours laisser une chance à bébé de se rendormir…). Si bébé loupe un train, il y a fort à parier qu’il va se réveiller – ce qu’on appelle le « micro-réveil » durant lequel il ne retrouvera pas le sommeil seul et va donc appeler un parent pour l’y aider. D’où l’importance que bébé s’endorme seul, pour être de plus en plus capable de retrouver le sommeil seul en toute circonstance. Car si un bébé s’endort bercé par exemple, s’il se réveille (même micro-réveil) il va s’attendre à retrouver sa condition d’endormissement : le bercement ! Et s’il appelle dans la nuit, dans ce cas, ce n’est pas uniquement parce qu’il a faim. Mais bien qu’il veut dormir… sans y parvenir seul. Le laisser pleurer dans son lit, ne sert donc absolument à rien ! Au contraire, cela va finir de le réveiller complètement… Le mieux est d’aller le voir le plus vite possible, le rassurer avec une main sur le torse / ventre et lui dire que tout va bien, qu’il peut se rendormir. Je n’ai jamais réussi à mettre cette théorie en place… donc je l’ai toujours prise dans les bras, un câlin et hop au dodo à nouveau et elle se rendormait.

A noter, pour les bébés qui ne dorment pas encore complètement bien la nuit, que vers 7-8 mois ils sont capables de ne plus manger la nuit. Ils n’ont plus ce besoin physiologique et peuvent tenir 10-12h sans repas. Mais une habitude a pu s’installer d’être réconforté avec une têtée / un biberon la nuit… une piste serait d’essayer de trouver un autre moyen de réconforter bébé : être bercé, papa y aille au lieu de maman, une chanson, … et le fait qu’il s’endorme seul pour la nuit ou pas peut bien sûr jouer ici.

NB : quand je dis « s’endormir seul » c’est sans artifice ni présence. Sans aide. D’ailleurs, c’est une erreur de penser qu’un mobile lumineux/musical aide les bébés à s’endormir. Bon ok si ça marche chez certains, mais je trouve cela plus agréable à utiliser en éveil qu’en aide à l’endormissement.

J’ai parlé de « phase » ? En voici une : la période dite de l’angoisse de séparation

Aux alentours de 8-9 mois, bébé vit une angoisse de séparation de manière très forte : il réalise que bébé et maman sont deux personnes distinctes, et que donc ces personnes ne partagent en fait pas / plus le même corps ! Horreur pour eux… Et le coucher, la nuit, le noir, de ne plus nous voir, nous sentir représente une vraie angoisse et un gros doute les envahit sur « vont-ils nous revoir le lendemain matin ? »
A cette période là, les couchers ont été plus compliqués… mais je m’étais renseignée avant ce qui m’a permis d’anticiper avant… J’ai passé plus de temps pour la coucher, elle me rappelait, je verbalisais, que je serais là comme chaque matin pour le petit-déjeuner, … et j’ai accueilli ses pleurs en la rassurant du mieux possible.

Notre pédiatre nous avait bien prévenu en amont sur l’importance de l’endormissement seul avant l’arrivée de cette phase… Que le doudou pouvait être introduit à ce moment-là si elle n’en avait pas encore. Notre bébé n’a eu ni tétine, ni doudou… et ce n’est pas faite d’avoir essayé. Elle allait pourtant en crèche, et même là-bas pas vraiment de doudou. C’est seulement à 15 mois qu’elle a jeté son dévolu sur une peluche qu’elle avait reçu en cadeau à Noël… Et depuis elle ne le quitte plus (seulement pour le coucher, jamais en journée). Ce que j’ai retenu c’est que là encore, il faut laisser faire son bébé… l’accompagner, proposer sans jamais imposer.

Plus ou moins à cette même période, des pleurs et réveils nocturnes sont apparus, plutôt en début de nuit (entre 1h après son coucher et avant minuit) mais de manière aléatoire et toute la nuit en vrai avec entre 2 et 8 réveils par nuit, entrecoupées de nuits complètes aussi. A n’y rien comprendre…. Sauf que quand elle pleurait, c’était tellement intense et fort… elle était comme tétanisée et souvent debout dans le lit à m’attendre.
Notre pédiatre nous a beaucoup dit qu’il ne fallait pas la prendre dans les bras, qu’elle se recouche et se rendorme seule, etc… mais à vivre c’était impossible. Et mon feeling me disait de la prendre dans les bras pour la rassurer et en 2-5 minutes maximum je pouvais la recoucher et elle dormait à nouveau. Terreurs nocturnes ? Pas mal déroutée par cette situation et la fatigue s’accumulant… j’ai contacté une coach spécialisée en sommeil pour les enfants, qui a alors analysé la situation et a d’abord pensé que pour son âge, elle devait être très fatiguée ce qui entrainait ses réveils de quasi terreurs nocturnes. Elle me conseille alors de ré-instaurer une sieste le matin… ce dont je doutais mais j’ai tenté pour mettre toutes les chances de notre côté. Bébé a été bonne élève une petite semaine et a dormi le matin + l’après-midi voir que l’après-midi et oui les nuits s’étaient un brin apaisées mais pas 100%
Ces nuits compliquées ont duré 6 mois avec des passages plus ou moins agités. Puis quelques jours avant Noël, nous partons en vacances chez les grands-parents… et la magie de Noël a opéré une nouvelle fois… le retour des nuits complètes du jour au lendemain. On est ensuite rentré chez nous, et non seulement on avait des nuits complètes, mais aussi enfin des siestes dans son lit (elle tenait à s’endormir dans mes bras avant d’être déposée dans son lit). A seulement 20 mois, elle s’est endormie dans son lit seule pour les siestes.

Dr Ferber et sa technique du « 5-10-15 minutes »

Quand je me suis mise en quête de comment aider bébé à s’endormir… j’ai trouvé un grand nombre de méthodes prônant le fait que bébé devait pleurer pour apprendre à s’endormir… renforcé par des connaissances, famille et amis, qui confirment.
Je me suis retrouvée un peu destabilisée et je ne vais pas épiloguer sur ce sujet, car chacun fait comme il l’entend… mais personnellement ce type de conseils n’a pas du tout raisonné en moi. J’ai écouté en sachant que je ne ferais pas… et une seule question me revenait sans cesse en tête :

Pour quel autre apprentissage de la vie doit-on pleurer, hurler pour y arriver ? AUCUN !

Bien dormir est un apprentissage important, essentiel même dans la vie ! Et découvrant alors que ce n’était pas inné, il était évident pour moi d’accompagner au mieux et en douceur, et de prendre le temps de bien faire avec mon bébé. Bref, je ne « ferberiserai » pas mon enfant comme j’ai pu le lire. Brrrrr…

NB : Le docteur Ferber décrit sa méthode (popularisé en 1985) pour que l’enfant apprenne à s’endormir seul en 15 minutes (sur le papier). Dans les grandes lignes, on pose l’enfant dans son lit, il va pleurer, on sort de la chambre, on compte et on attend 5 minutes, avant de retourner le voir, il se calme on ressort, il pleure et on attend 10 minutes cette fois, etc… jusqu’à ce que l’enfant s’endorme (si ça ne dure pas des heures de pleurs les premiers soirs…).

Rien que d’écrire ces quelques lignes à penser au bébé qui s’époumone dans son lit pendant des heures, je me sens si fébrile… Mais loin de moi l’idée de faire culpabiliser les parents qui ont appliqué cette méthode par manque d’information ou pression de l’entourage. Les pédiatres eux-même sont si nombreux à prôner ce type de méthode… malheureusement. Les deux que nous avons consultées nous ont aussi parler de « laisser pleurer » pour qu’elle trouve le sommeil.

Notre 5-10-15-20 mois à nous !

Il n’y a d’ailleurs pas de technique pour le sommeil de nos bébés, juste de l’amour et de la patience. De la communication aussi et encore de la patience.
Patience : cette « qualité » que je n’avais clairement pas avant d’être maman et qui me faisait angoisser… au même titre que le sommeil était une grande priorité pour moi. J’ai fait table rase de tout ça, et je me suis redécouverte… finalement de pas si mauvaise humeur que ça sans trop avoir dormi et puis bien plus patiente que je ne le pensais. Comme quoi la maternité réveille de bons côtés insoupçonnés 😉

En résumé, voici ce qui s’est passé pour nous :

0-5 mois
Siestes en portage (endormissement en chanson, bercée)
Nuits en cododo (endormissement seule à 11 semaines)

5-10 mois
Siestes en portage/transat/poussette (endormissement en chanson, bercée)
Nuits seule dans sa chambre (endormissement seule)

10-15 mois
Siestes dans son lit (endormissement en chanson, bercée)
Nuits seule dans sa chambre (endormissement seule)

15-20 mois
Siestes dans son lit (endormissement seule)
Nuits seule dans sa chambre (endormissement seule)

Autour de 18-20 mois, nouvelle phase d’angoisse de séparation, moins connue

20 mois et rebelotte – grosses difficultés d’endormissement seule et de nombreux réveils nocturnes sans possibilité de quitter sa chambre (alors qu’on la pensait rendormie)… c’est arrivé pendant l’été alors que nous étions chez ses grands-parents. Ca a duré 3 semaines avant que nous puissions rentrer chez nous et que je puisse mettre en place un coucher plus zen. Pour la sieste elle ne s’endormait plus seule non plus, mais s’endormait dans les bras pendant le rituel et j’arrivais à la poser alors qu’elle finissait de s’endormir.

Quand tout bascule (à nouveau)… on se dit « ça y’est c’est fini, c’est foutu, on ne dormira plus jamais bien… » et on pense illico que ça va durer encore longtemps, voir à jamais. Alors que (oui, je répète beaucoup) tout est PHASE ! Et toute phase passe 🙂 Retenez bien cette notion, pour tous les sujets d’ailleurs (alimentation, sommeil, crises de frustration, opposition, …).

Premièrement, j’ai lâcher-prise sur le sommeil parfait et j’ai ouvert les yeux sur cette nouvelle phase à traverser. Puis j’ai mis en place des petites choses pour zénifier le coucher et donc la nuit entière. Car ici encore, si bébé s’endort calmement seule, elle saura retrouver son sommeil la nuit si besoin. Et aura aussi moins besoin d’appeler son parent pour vérifier qu’il est bien là, avec lui – stress lié à cette nouvelle phase de séparation qui est plus ou moins intense selon les bébés.

En une semaine, l’endormissement est devenu plus serein et les nuits complètes à nouveau donc la patience et la rigueur dans le rituel joue clairement ici leur bon rôle ! En un mois, cette phase était belle et bien derrière nous. J’y suis allée en douceur, et si cela vous intéresse, je partage ce pas à pas pour apaiser les couchers…

Mon fonctionnement en détail :

  1. (re)assurance du bébé
  2. Le changement !
  3. (re)apprentissage de l’endormissement seul.e 🙂
    a- Proche du bébé mais de manière différente (que pendant les couchers catastrophiques)
    b- visible du bébé, dans la chambre, mais loin du lit
    c- visible du bébé, à la porte de la chambre
    d- non-visible, à la porte de la chambre (voix possible)
  1. (re)assurance du bébé
    En principe, cette phase a été jouée lors des couchers catastrophiques, durant lesquels on s’est égosillée à dire que tout va bien, que papa et maman sont bien là, ils font dodo dans leur chambre et retrouvent leur bébé le lendemain matin, comme chaque jour, avec joie pour le biberon du matin 😉
    J’accompagnais alors bébé en faisant ce qu’elle demandait pour être certaine qu’elle finisse par dormiiiir.
    MAIS :
    – bébé sait s’endormir seul.e
    – bébé devient grand.e
    – bébé doit reprendre confiance en elle.lui car nous on sait très bien que bébé peut y arriver
    – bébé n’a pas besoin de papa / maman pour s’endormir
    – bébé est en pleine forme (bien sûr, s’assurer que bébé ne soit pas malade ou en pleine poussée dentaire)
    J’ai alors annoncé à bébé que les couchers allaient changer, car cela devenait difficile pour maman… ce à quoi elle m’a répondu son  » ouiii » si mignon.
  2. Donc très rapidement, quand je me suis sentie prête, j’ai enclenché un changement dans la manière d’aborder le rituel et je suis restée plus ferme dans les étapes.
    Ce que j’ai changé : en démarrant le rituel, j’ai annoncé les étapes de la fin de journée en les numérotant « 1 on dîne, 2 le bain, 3 le livre, 4 etc…  » selon l’ordre et les étapes du rituel. Puis à chaque étape, je répétais ce qui allait se passer ensuite « 3 le bain, ensuite 4 l’histoire, … » Cela a permis de sécuriser ce qu’il se passait le soir avant la séparation bébé / parents aka le dodo.
    J’ai aussi beaucoup moins discuté le soir avec bébé. J’ai utilisé seulement les mots clefs nécessaires aux étapes du rituel. J’ai davantage dit « l’heure du DODO » aussi. Dans la journée aussi, je lui parlais de l’importance de rendre les couchers plus zen.
  3. Une fois le moment de mettre bébé au lit, je n’ai plus du tout fait ce que je faisais jusque là, et avec assurance et confiance (je pense que c’est important car les bébés ressentent TOUT !). Je suis alors restée à côté de son lit, même si elle râlait, je restais là, sans rien dire (du tout !). Juste là en la regardant tendrement. Si elle râlait encore au bout de 1-2 minutes, je mettais une main sur son dos/ventre pour lui dire que tout va bien, c’est l’heure du dodo et elle se calmait. Le premier jour a été plus long forcément… mais ensuite ça va vite.
    Elle a commencé à pleurer, mais si elle pleure je lui disais que je ne restais pas dans la chambre dans ce cas et je partais au salon. Je lui parlais toujours et revenais – en 2 secondes elle ne pleaurait plus. Faire des allers-retours au besoin jusqu’à l’endormissement seul.e
    Deuxième jour, en 2 allers-retours, elle était calme et s’est endormie en ma présence (a).
    Jour 3 idem et c’était rapide.
    Jour 4 – changement de position (b) pendant 2-3 jours et continuer jusqu’à ce que vous retrouviez votre coucher habituel : poser bébé dans son lit, lui dire « bonne nuit » puis sortir de la chambre alors qu’il s’endort tranquilement seul.
    Je suis restée disons 3 semaines en position (d) et elle me le demandait mais sans que j’ai besoin d’intervenir et naturellement un soir je suis partie et elle s’est endormie facilement. Depuis tout va bien (elle avait 22 mois) et ça fait 4 mois 😉 Donc je suis prête pour la phase suivante ! ahahaha

Je croise les doigts car rien n’est jamais vraiment acquis concernant le sommeil de nos bébés, même si vers 3 ans j’ai beaucoup lu/entendu que les bonnes habitudes de sommeil s’installent pour de bon. Mais il faut attendre plutôt 6 ans pour être vraiment serein et cocher la case du sujet « sommeil » … jusqu’à ce qu’un numero bis pointe son nez ! Et puis je n’ai pas connu les premiers cauchemars encore… aaaaahhh comment ça se gère ça ? Surpriiiise…

Et je vous invite à lire le sujet sommeil de ma copine Aurélie, mam’allaitante de deux adorables filles ici : home-myway.com


Conclusion :
j’aimerais beaucoup rencontrer celui qui a écrit « dormir comme un bébé »
car c’est une belle arnaque cette expression !

Il y a tant à dire sur ce sujet… qu’il est difficile de faire court mais j’espère que ce pavé aura rassuré certains parents traversant une phase compliquée, d’autres à retrouver du courage pour se dire que tout s’arrange avec de la patience ou d’autres encore à se dire waouh la chance qu’on a, notre bébé dort comme un loir !

Retenir que le sommeil n’est pas linéaire puisque la vie elle-même ne l’est pas. Mais ce qui peut être linéaire et rassurant c’est le rituel et les repères qu’on donne à notre bébé. C’est toujours le parent qui sait ce qui est bon pour l’enfant et donc qui maitrise le meilleur moment pour le dodo.

Douces nuits chez vous ❤ et dispo en commentaire pour échanger 🙂

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