Le congé maternité

Le congé maternité, en France, est d’une durée légale de 16 semaines quelque soit la profession de la mère (récent, mais à souligner). Donc que la mère soit employée d’une grande entreprise, ou travaillant en indépendante comme c’est mon cas depuis maintenant 3 ans, les femmes ont droit à 16 semaines réparties avant et après la naissance du bébé. Par contre, il me semble que toutes les professions et donc statuts d’indépendante ne sont pas pris en charge par la CAF. Par là, toutes ne perçoivent pas d’indemnités durant leur congé maternité. C’est rageant d’en être encore rendu là. Donc renseignez-vous en amont pour connaître les démarches et vous y prendre suffisamment en avance et avec les bons documents/justificatifs.

> CF. Les démarches administratives de la grossesse

Quelques réflexions à moi-même

Quand j’ai donné naissance à mon bébé, la première chose que j’ai souhaité faire, c’est en faire part à mes proches, ma famille, mes amis… ok, presque la terre entière.
Et la première chose que certain(e)s me demandaient – au-delà du « comment allez-vous ? » c’est « alors bébé fait ses nuits ? » et sans même attendre une réponse, une autre question fusait « et la crèche vous démarrez quand ? ».
Ce deuxième sujet me mettait mal à l’aise, car j’avais fait le choix avec le papa de garder notre bébé le plus longtemps possible. Parce que j’allaite et je souhaitais le faire jusqu’au 6 mois minimum de bébé. Parce que nous voulions profiter d’elle et parce que nos métiers – indépendants – nous donnent la possibilité d’aménager notre emploi du temps. Un luxe que tout le monde ne peut pas se permettre, je l’entends.

J’ai souvent choisi de faire ce que j’avais envie au moment où j’en avais envie, peu importe ce que cela devait me coûter. Si un job ne me plait pas, je démissionne. J’en trouve un autre, je prends le temps nécessaire et je raccroche les wagons. Souvent on me dit ‘tu as de la chance’. Non je ne suis pas d’accord. La chance ne tombe pas sur la tête des gens. La chance ça se travaille.
J’ai alors la chance de pouvoir travailler sur de super missions, pour de chouettes agences en indépendante, pour renflouer mon compte épargne et me permettre, NOUS permettre en famille, de profiter à 3.

Cert la France n’offre pas (pas encore – les politiques y travaillent parait-il) la possibilité d’un long congé maternité, mais on a tous le choix il me semble d’aménager son emploi du temps en fonction. Bien sûr cela engendre des concessions, souvent logistiques et financières. Mais on a rien sans rien. Donc au-delà du congé maternité, j’ai choisi de garder notre bébé, sans être indemnisée, ni avoir la possibilité de travailler en parallèle. Car un bébé c’est un job à temps plein avec heures supp’ et zéro congé.

Quand on aime, on ne compte pas.

Et je réalise à quel point en France on est arriéré sur le sujet de la parentalité. Non seulement le congé maternité est court, mais en plus il n’est pas valorisé. Au contraire, partez retrouver un job après un bébé : le premier jugement sera « encore une qui va partir à 17h30 pour son gosse » et l’autre « pff à son âge avec un gosse, elle va pondre le deuxième bientôt ». Quand du côté des hommes, ils ont droit à 11 jours de congé paternité et pas un de plus, mais le mieux est que si un homme devient père, il mérite du respect car il est désormais responsable. Ah bon ? Je grossit les traits volontairement car il y a des exceptions dans les 2 cas mais vous comprenez le défi que nous avons face aux pays scandinaves par exemple ou homme et femme sont égaux devant le congé parentale, qui est bien souvent sur +/-12 mois. Chéri, on déménage quand ? Bon OK c’est trop tard…

Occuper son congé maternité « avant » la naissance

En général, il démarre un mois avant le terme prévu de la naissance et je recommande de ne plus avoir rien d’important à faire durant cette période car bébé peut arriver à tout moment et venir court-circuiter les derniers préparatifs si ceux-ci n’ont pas été prévus plus tôt. On me l’a tellement répété, que j’en ai profité pour me dire que je prenais ce mois pour moi. En vrai, ma valise maternité n’en finissait pas… j’avais toujours l’impression que quelque chose me manquait.

> CF. Ma liste d’essentiels pour la valise maternité

Le dernier cours de préparation « classique » à la naissance était à faire au cours du 8ème mois de grossesse à la maternité, donc j’en ai profité pour prendre toutes les notes nécessaires et réviser les premiers cours aussi.

> CF. Ma préparation Classique & Ma préparation Spécifique

J’ai lu beaucoup de livres, sur l’accouchement, et surtout sur l’après – comment ne pas stresser au moindre rien avec bébé dans les bras. Et pour ça je remercie le Dr Grandseen pour sa mini-bible « Bébé dis-moi qui tu es »

> CF. Ma bibliothèque de grossesse

Il fallait aussi organiser tout l’administratif pour l’après – tellement de déclarations de naissance à faire et autres organismes à gérer… que j’avais l’impression de ne plus en finir avec ma todolist !

> CF. L’administratif de la grossesse

Et puis je me suis aussi beaucoup reposée, de bonnes siestes l’après-midi pour prendre de l’avance sur la fatigue, même si c’est impossible de la conserver dans un boacl, aussi hermétique existe-t-il ! Je voulais essayer de ne pas commencer à m’occuper de baby avec un retard de sommeil. Surtout que celles et ceux qui me connaissent bien savent à quel point le sommeil est important pour moi. Ma seconde passion après l’apéro-mojito !
J’ai aussi suivi le programme de méditation spécial grossesse sur Headspace (une appli iPhone) qui m’a bien accompagnée pour me reposer, anticiper l’accouchement et gérer l’après. J’ai continué à l’utiliser en post-partum pour optimiser au max les temps de repos que bébé me laissait entre deux tétées. Et j’avoue qu’une simple session de 10 minutes, je m’endormais bien souvent avant la fin à point fermé et me réveillais en super forme !

Vivre son congé maternité « après » la naissance

Il est d’environ 12 semaines. Selon si bébé est arrivé à terme ou +/- avant. Dans mon cas, baby est arrivée 7 jours en avance, ce qui nous a donné une semaine de bonus avec elle et comme tout était prêt, on était super heureux.

Dès le séjour à la maternité, l’administratif frappe à ta porte puisque nous avions opté – et avions la chance que notre maternité le propose – pour l’accompagnement d’une sage-femme à domicile pour les suites de couche, dans le cadre du PRADO organisé par la Sécurité Sociale. Merci Ameli car ce procédé rassure bien une fois de retour à la maison. Nous avons alors bénéficié de 3 visites, prises à 100% en charge par Ameli et cela nous a permis de poser toutes nos questions concernant les premiers jours avec bébé, et aussi pour moi. Je recommande ce concept si vous avez l’opportunité.

En vrai, ces 12 semaines passent à la vitesse de l’éclair. J’avais l’impression de courir partout, pour tout faire. Jongler entre l’allaitement, l’entretien de la maison, les courses, la préparation des repas, mon suivi médical (accouchement compliqué, j’y reviendrais un jour…), … et mon souhait de continuer à travailler comme avant… j’étais essouflée.
J’ai donc vite compris que je ne pourrais pas tout mener de front comme avant et qu’il fallait que je sois plus indulgente et bienveillante avec moi-même pour que la famille se sente bien. J’ai la chance d’avoir un homme très présent donc je n’ai vraiment pas le droit de me plaindre. Mais je réalise d’autant plus comment cette période de la maternité est intense, et encore plus pour les mères solo, et celles qui restent seules alors que leur mari part travailler la journée. Pour cela, on a chéri notre statut d’indépendant.

Concernant baby, en plus du suivi médical mensuel, on a opté pour un suivi avec une ostéopathe à ses 3 semaines puis 3 et 6 mois et ces RDVs se sont toujours avérés très utiles pour elle, mais aussi pour nous, car on y a appris beaucoup de choses, comme « comment soulager ses coliques » ou encore « comment la porter et la calmer ».

Et puis surtout ce qui est important pour ces semaines, et passé même le congé maternité, c’est de vivre au rythme de bébé et de répondre à ses besoins.
Le reste (re)viendra plus tard… Même si trouver un équilibre est important pour se sentir bien dans ses baskets, dans son couple, et avec baby (qui ressent toutes nos émotions – et qui comprend aussi tout ce qu’on lui explique).
Ce dernier point est essentiel je pense pour se prémunir de sombrer dans le baby-blues.

> CF. Mes 3 premiers mois avec bébé

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Au-delà du congé maternité…

Mon congé maternité s’est terminé début Janvier, et nous sommes début Mars… nous avons fait le choix de garder notre bébé avec nous et de l’accompagner au mieux dans ses prochains mois de vie. C’est toujours (voir encore plus) intense mais tellement agréable et satisfaisant de lui donner ce bout de « nous ».
Chaque chose que notre bébé apprend à faire puis maitrise est une fierté.

Pour résumer, il faut profiter de ces moments, c’est dur, c’est intense, on en pleure, on en rit, on en pleure de rire… mais quel bonheur !
Et il parait que tous les moments compliqués finissent par passer… enfin il paraît selon les mums récidivistes 🙂
En tout cas, il ne faut pas s’arrêter à la beauté des photos Instagram avec un super baby pas baveux qui pose dans son plus beau outfit, avec son super hochet en main, et son  sourire béat… ne pas s’attacher à ce type d’images qui ne fait que mettre un filtre sur la réalité de la maternité. Et sert à faire culpabiliser les mamans. Oui certes ça inspire et ça fait envie, mais attention l’envers du décor est le même dans toutes les familles.
La « vraie » vie avec un bébé c’est une explosion de couche qui nous arrive dans les bras le seul jour de la semaine où on avait trouvé le subterfuge pour prendre une douche rapide, en avalant un sandwiche sans le mouiller. Exit le brossage de dents, bébé est fatigué après ça, il faut le bercer pour l’endormir… ce qui finira au sein, en restant bloquée sur le canap 2h loin de toute bouteille d’eau et magazines 🙂

Mais qu’est-ce qu’on les aime nos bébés ! Ils nous apprenent d’autres choses sur nous, à nous dépasser, à (re)prendre confiance en nous et à s’aimer encore plus fort.

Et vous, votre congé mat’ vous le vivez comment ?

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